Partout où l'urgence frappe,
le Secours de populaire de Paris
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Bombardements au Liban, Typhons aux Philippines, génocide à Gaza, cyclone à Mayotte, conflits armés en République démocratique du Congo ou conséquences du séisme au Maroc, entre guerre et urgence climatique : les crises humanitaires se succèdent et frappent le monde de toutes parts. Leur violence et leur multiplication ne laissent plus de place à l’indifférence. Elles dévastent des terres, des communautés, souvent déjà fragilisées par la pauvreté ou les inégalités. Nous avons choisi de ne pas détourner le regard et d’être auprès des populations locales, avec nos partenaires qui agissent pour sauver des vies et reconstruire l’avenir. La Fédération de Paris est au cœur de l’urgence et accompagne les crises dans la durée, qu’il s’agisse de maternités reconstruites dans le Nord-Kivu, de salles de classe rouvertes à Mayotte, de groupes de soutien psychosocial à Gaza ou de formations à la résilience climatique à Mindanao. De l’urgence au développement dans le monde, notre cœur est solidaire.
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Palestine
Au cœur du chaos, l'humanité résiste
Notre partenaire intensifie son soutien psycho-social et améliore les conditions de vie des habitants déplacés.
Gaza vit une catastrophe humanitaire sans précédent depuis octobre 2023. Des hôpitaux détruits, des dizaines de milliers de personnes tuées, des écoles dévastées, les Palestiniens de Gaza vivent dans une situation de chaos sur tous les plans tandis que l’aide humanitaire est entravée. Les femmes et les enfants, particulièrement exposés aux traumatismes, aux violences et à la précarité extrême, sont parmi les plus vulnérables. La Fédération de Paris du Secours populaire, grâce à la mobilisation de ses donateurs, a pu financer deux projets concrets avec son partenaire gazaoui CSSL, la Coopérative Society for Saving and Lending, pour un montant de 22 000 euros suite à notre appel à dons.
70 sessions de soutien psycho-social ont été organisées, réunissant 1 086 femmes et filles. Ces moments collectifs, rythmés par des exercices de respiration, du dessin expressif et des discussions sur la gestion du stress, ont permis à de nombreuses participantes de retrouver un espace de parole et de solidarité. Les femmes les plus vulnérables ont bénéficié d’un accompagnement individuel et d’une aide financière.
« Parmi ces jeunes femmes, l’une d’elle, Amira, mère de quatre enfants souffrait de nombreux signes d’un stress post-traumatique à la suite de la destruction de sa maison et de la perte des revenus de son mari. Elle se présentait fuyante et réservée lors des premières sessions de groupe. Après plusieurs semaines de participation constante, le comportement d’Amira a évolué et celle-ci est devenue un élément moteur des réunions de femmes et a commencé à organiser des chaînes de coopération avec son voisinage, signe d’un regain d’autonomie et de résilience. » Psychologue de l’association CSSL, Gaza
« En décembre 2025, l’installation de panneaux solaires au siège de l’association a représenté un tournant. Nos employés peuvent désormais utiliser des ordinateurs pour travailler, et les habitants du quartier disposent d’un point de recharge pour leurs téléphones portables. Dans un contexte de coupures d’électricité permanentes, c’est une avancée essentielle pour maintenir nos activités et rester connectés avec les populations. » Équipe CSSL, Gaza
Liban
Face à l'urgence des bombardements
« Bombardement au Liban : des dizaines de milliers de familles à nouveau déracinées, notre partenaire mobilisé d'urgence »
La situation au Moyen-Orient se détériore à une vitesse alarmante entraînant une nouvelle vague d’insécurité alarmante au Liban. Depuis le 2 mars 2026, des frappes intenses ont touché de multiples zones : le sud du Liban, Nabatieh, Beyrouth, la Bekaa, Baalbek-El Hermel et le Mont-Liban. Cette escalade a provoqué de nouveaux déplacements massifs, des restrictions de mouvement et une pression croissante sur les services publics et les abris d’urgence, en particulier pour les familles fuyant le sud du Liban. Des dizaines de milliers de familles ont dû fuir leurs foyers dans l’urgence. Beaucoup trouvent refuge dans des écoles, chez des proches ou dans des abris de fortune, souvent sans accès aux besoins élémentaires. Cette crise s’ajoute à des années d’urgences successives qui ont mis à rude épreuve un pays déjà fragilisé.
Les populations et le pays sont au bord de la rupture. Face à l’urgence, notre partenaire Basmeh & Zeitooneh a activé son dispositif de réponse d’urgence et lancé une première phase d’assistance rapide, à l’intérieur et à l’extérieur des abris collectifs.
Les distributions portent sur des : kits d’hygiène familiale kits de nettoyage des abris kits d’hygiène menstruelle colis alimentaires secs kits bébé kits repas prêts à consommer articles non alimentaires et kits de cuisine.
« Depuis le 2 mars 2026, nous voyons arriver des familles épuisées, les mains vides. Des mères avec leurs enfants, des personnes âgées sans médicaments, des hommes qui ne savent pas où sont les leurs. Nous distribuons de la nourriture, des kits d’hygiène, des abris. Mais les besoins dépassent chaque jour ce que nous pouvons couvrir. Ces familles recommencent à zéro, encore une fois. Et cette fois, beaucoup n’ont plus rien derrière elles. » L’équipe de Basmeh & Zeitooneh
Mayotte
Reconstruire après le cyclone
« Après le cyclone Chido, l'association Nayma rouvre ses portes pour que les enfants retrouvent le chemin de l'école. »
Mayotte, territoire français le plus pauvre, traversait déjà une crise sociale profonde avant que le cyclone Chido ne vienne tout ravager en décembre 2024. Des affrontements violents entre jeunes, des bidonvilles surpeuplés, des enfants sans école survivent pris en charge par des proches ou des habitants. C’est dans ce contexte que Roukia Lahadji a fondé l’association Nayma, acronyme mahorais signifiant « Avançons ensemble dans la paix et la sérénité ». Convaincue qu’il fallait scolariser ces enfants au plus vite « pour leur apprendre à ne pas se battre », elle est allée les chercher directement sur les barrages qu’ils avaient érigés. Quand Chido a tout saccagé, détruisant leurs locaux, la Fédération de Paris du Secours populaire s’est mobilisée pour permettre à Nayma de reprendre son travail essentiel.
Le soutien de la Fédération de Paris a non seulement permis d’aménager en un temps record de nouveaux locaux à Mroalé, mais aussi d’offrir des kits scolaires et un déjeuner à ces enfants, dont c’est parfois le seul repas de la journée. Pour leurs parents, c’est un soulagement tant ils craignent que ces derniers, faute d’école, ne sombrent dans la délinquance.
« Après Chido, nous étions désorientés. L’aide du Secours Populaire, c’est à dire presque 100% du projet, a été déterminante. Nous avons un projet de protection de la ressource en eau sur la retenue collinaire de Combani pour amener l’eau jusqu’à la station de traitement avant distribution aux populations. Nous devons d’abord nettoyer les collines dévastées par Chido puis replanter des arbres.» Roukia Lahidji, fondatrice de l’association Nayma.
« Beaucoup arrivent fermés sur eux-mêmes. Ils vivent dans des bidonvilles, parfois leurs parents ont été expulsés aux Comores et ils sont recueillis par des proches. On les aide à trouver des repères, à faire des câlins, à leur montrer qu’il n’y a pas que les expulsions et les caillassages dans la vie. Le plus dur, c’est souvent le passage à l’écriture. J’ai parfois cru que certains enfants avaient des problèmes psychologiques, et puis on les a vus s’épanouir au fur et à mesure de leur apprentissage. C’est un moment de gratitude. Depuis 2024, 38 enfants ont déjà pu intégrer l’école publique, alors qu’ils ne parlaient pas un mot de français au départ. » Ali Rabouan, enseignant, association Nayma
Philippines
Face à l'urgence climatique
« Nous formons les femmes et les jeunes à anticiper les crises, à cartographier les risques, à mettre en place des systèmes d'alerte précoce. L'objectif est qu'ils deviennent eux-mêmes les premiers acteurs de leur sécurité. »
Les Philippines ont traversé une série de chocs dévastateurs fin 2025. En septembre, un séisme de magnitude 6,9 a frappé l’île de Cebu, suivi de nombreuses répliques. Puis le pays a été balayé par deux typhons successifs : Kalmaegi le 4 novembre, puis le super typhon Fung-wong le 9 novembre, 21e cyclone tropical de l’année. Au total, plus de 6 millions de Philippins ont été touchés, des centaines de milliers déplacés, des milliers de foyers détruits.
Face à l’ampleur de ces catastrophes, le partenaire du Secours populaire de Paris aux Philippines, MIHANDS, un réseau d’une quarantaine d’organisations populaires à Mindanao fondé en 2013, se mobilise au plus près des communautés les plus vulnérables.
« Nous formons les femmes et les jeunes à anticiper les crises, à cartographier les risques, à mettre en place des systèmes d’alerte précoce. L’objectif est qu’ils deviennent eux-mêmes les premiers acteurs de leur sécurité. » Un responsable MIHANDS
L’initiative cible prioritairement 120 femmes et 120 jeunes issus de milieux précaires pour les former aux stratégies de Réduction des Risques de Catastrophe et d’Adaptation au Changement Climatique (RRC-ACC).
« Dans nos régions, les catastrophes ne s’arrêtent pas. Ce que nous construisons, c’est la capacité des gens à tenir, à se relever, à protéger ce qu’ils ont. Chaque formation, chaque cartographie participative, c’est une vie mieux préparée. » Une responsable du programme RRC-ACC, Mindanao
Congo
Pays de toutes les urgences
République Démocratique du Congo : à Mutongo, une maternité reconstruite redonne aux femmes pygmées le droit d'accoucher en sécurité.
Dans l’est de la République Démocratique du Congo, les populations autochtones pygmées subissent depuis des décennies marginalisation, discrimination et exploitation. Une situation aggravée par les affrontements sporadiques entre factions armées qui ravagent les régions frontalières, plongeant les communautés dans une précarité extrême. Les femmes pygmées en paient un prix particulièrement lourd : contraintes d’accoucher dans des conditions de grande précarité, elles font face à des taux de mortalité maternelle et infantile parmi les plus élevés de la région. C’est pour répondre à cette urgence que l’association FDAPID, Foyer de Développement pour l’autopromotion des pygmées et indigènes défavorisés, a entrepris avec le soutien de la Fédération de Paris du Secours populaire de reconstruire et d’équiper la maternité du centre de santé de Mutongo, dans le Nord-Kivu, entièrement détruite par la guerre.
« Le soutien de la Fédération de Paris a permis de reconstruire et d’équiper la maternité, de la fournir en médicaments, de former le personnel soignant et d’assurer son autonomie énergétique grâce à des panneaux solaires qui permettent son fonctionnement 24h sur 24. Depuis son ouverture en août 2023, ce sont plus d’un millier d’accouchement qui ont eu lieu sans aucun décès de femme enceinte dans la zone. Ce sont près de 20 000 familles qui ont indirectement bénéficié de ce projet. » Equipe du Secours populaire, Fédération de Paris
« Au-delà des accouchements, nous menons un travail de sensibilisation aux questions de santé sexuelle et reproductive auprès de ces femmes qui, trop longtemps, ont été laissées sans information ni recours. Chaque naissance en sécurité ici est une victoire arrachée à des années d’abandon. Nous voulons que ces femmes sachent qu’elles ont le droit d’être soignées, accompagnées, respectées. » Équipe FDAPID, Nord-Kivu, R.D.C.
Maroc
Séisme au Maroc : après l'urgence, la résilience
Deux ans après le séisme, les villages du Haut-Atlas se reconstruisent, avec le soutien continu du Secours populaire.
Le 8 septembre 2023, un violent séisme frappait la région du Haut-Atlas, faisant près de 3 000 morts et 300 000 sinistrés. Deux ans plus tard, les cicatrices sont encore profondes. Dans les villages de montagne de la commune d’Aghbar, isolés et déjà fragilisés avant la catastrophe, des familles vivent encore dans des conditions précaires, marquées par la perte de leurs proches, la destruction de leurs habitations et un traumatisme qui ne se dissipe pas. Les femmes, les jeunes filles, les enfants et les personnes âgées — les plus vulnérables — portent tout particulièrement le poids d’une reconstruction qui avance lentement, dans un territoire difficile d’accès et longtemps oublié des grandes politiques publiques.
« Grâce à l’appui financier du Secours populaire de Paris et de plusieurs fédérations franciliennes, deux phases successives d’intervention ont permis d’installer 218 logements préfabriqués et des sanitaires dans quatre villages, offrant un abri durable à près de 1 000 personnes, et un soutien direct à 120 familles supplémentaires. Des ateliers de thérapie de groupe pour les femmes, un comité de suivi de projet et un soutien aux associations d’habitants ont accompagné cette aide matérielle, pour que la reconstruction ne soit pas seulement physique. » Equipe du Secours populaire de Paris
« Les femmes que nous accompagnons ont tout perdu en quelques secondes. Leur maison, parfois leurs proches, leurs repères. Mais les blessures invisibles, le stress, la peur, le deuil, sont souvent les plus longues à soigner. Nos caravanes sociales vont les chercher là où elles sont, dans ces villages enclavés, pour leur dire qu’elles ne sont pas seules et qu’elles ont des droits. Reconstruire des murs ne suffit pas si on ne reconstruit pas aussi la confiance. » Najat Ikhich Fondation YTTO, Maroc
Palestine
Au cœur du chaos, l'humanité résiste
Liban
Face à l'urgence des bombardements
Mayotte
Reconstruire après le cyclone
Philippines
Face à l'urgence climatique
Congo
Pays de toutes les urgences
Maroc
Séisme au Maroc : après l'urgence, la résilience
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soit 15€ après
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60€
soit 20€ après
réduction fiscale
À Mayotte, vous contribuez à l’accompagnement des enfants et des jeunes des bidonvilles notamment le retour à la scolarisation.
De l’urgence au développement, nos actions en cours
Catastrophes naturelles, crises, pauvreté, quel que soit les formes d’exclusion, La fédération de Paris du Secours populaire apporte son soutien aux populations victimes partout dans le monde. Depuis plus de 10 ans, le Secours populaire construit des projets en partenariat avec des associations locales, présentes auprès des populations sur le terrain. En 2025, la commission monde a répondu aux besoins des populations touchées par des catastrophes naturelles, à Mayotte, dans le Haut Atlas marocain et aux Philippines. Les bénévoles ont aussi œuvré à apporter leur aide aux femmes et aux enfants victimes de violences à Gaza et à Goma en RDC. Enfin, la commission a poursuivi son activité de mise en place de projets de développement avec les associations partenaires au Pérou, au Tchad, au Mali, en Haïti et en Inde.
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